KK

 

KK

J’me baladais l’autre jour dans un hôpital, juste pour visiter, n’ayez pas peur, vachement loin de chez moi, et puis vachement tôt aussi.

Et évidemment, j’ai eu besoin d’aller aux toilettes pour… ça.

Me sentant plus légère, on a fait c’qu’on venait faire, puis on a repris le périf pour rentrer.

Y juste quand on est passé devant l’immeuble de l’hôpital, j’ai eu une pensée pour mon déchet solide, mon p’tit kk.

Et j’ai ressenti sa tristesse de se voir abandonné parmi tant d’autres kk inconnus.

Ici à la maison, tant bien que mal déjà, c’est pas mille kilos qu’on évacue dans la tuyauterie,  mon p’tit kk connaît bien le chemin, y dit bonjour à droite et à gauche. Y reconnaît bien les boulettes de l’un, les longs serpents de l’autre et même le machin verdâtre du bébé d’à côté.

Mais dans cet endroit si démesuré, y’a dû se sentir bien seul.

Il est passé tout près du kk noir du gars qui prend tellement d’antibiotiques que ça l’aide plus. Puis il a eu droit aux petites billes, celles de la fille qui ne boit plus. Et que dire du produit filandreux de la dame qui est ici depuis des mois ?

A moins, il a évité de se retrouver collé au kk sanguinolent du lit 4675, quatrième étage, même s’il n’a pas pu se ranger au moment où déferlait la rivière de ceux du deuxième étage.

Il a bien salué tout ce monde et tout ce monde a bien répondu. Parce que dans des endroits comme cet hôpital, on devient tous plus aimables, et on essaie tous de sourire. Et puis oui, chaque p’tit kk ressemble à son maître et dit bonjour, gracieusement.

Mais il ne cessait de tomber et de courir dans l’eau de ces tuyauteries étrangères.

Et moi je me suis sentie coupable d’abandon kakile…

 

PS : Oui, je pense trop. Mais l’histoire est kakairement vraie.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

KK

 

KK

El otro día andaba muy relejos de mi casa, tempranito, en un hospital, nomás de visita, no se me alarmen.

Y claro, necesité usar el baño para… eso.

Ya sintiéndome más ligerita, vimos lo que habíamos ido ver tan allá, y nos enfilamos al peri para regresar.

Y al pasar al lado del edifico del hospital, pensé en mi residuo solido, mi kkita.

Y sentí su tristeza al verse abandonado entre tanta kk desconocida.

Aquí en la casa, mal que bien, no son kilos los que dejamos en las tuberías, y mi kkita ya se sabe el camino, saluda aquí y allá. Reconoce las bolitas de uno, las largas víboras de otro, y hasta la masa verdosa del bebé de al lado.

Pero en ese lugar tan gigante, se ha de haber sentido muy sola.

Pasó cerca de la kk negra del chavo que ha estado tomando tanto antibiótico que ya no le hacen efecto. Luego le tocó la de pelotitas, de la joven que no logra tomar agua. ¿Y qué decir del filamentoso producto de la señora que lleva meses internada?

Bueno, evitó pegarse a la kk sanguinolenta de la cama 4675 del piso 4, pero no pudo quitarse cuando iba pasando el río de los del piso 2.

A todas saludó, y todas contestaron. Si en lugares como ese hospital, todos nos volvemos más amables, y todos tratamos de sonreír. Y sí, cada kkita se parece a su dueño y saluda, afablemente.

Pero no dejaba de caer y correr por el agua de cañerías extrañas.

Y sí, me sentí culpable de abandono kakil…

 

PD: Ya sé, pienso demasiado. Pero la historia es kakamente real.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Desorden

 

Desorden

 

Hoy recogí lo que había en mi mesita de noche.

Fuera ligas, diademas, medicinas, plumas, papeles, metro de costurera, vendas, broches, peine…

Dejé lo importante. El reloj despertador que uso por su tic-tac nocturno, la cajita de Talavera y mi peluche preferido.

Y pensé en ti.

En lo que me dijiste que de vez en cuando tu desorden-desmadre te ahoga.

Y luego, pensé más en ti.

En la última vez que te vi.

En tus piernas.

 

¿Cuándo se me antojaron más?

Al verlas en parte bajo tu falda… Ibas caminando entre hierbas y flores susurrantes. Se te marcó tantito la panterilla, así como bien no quiere.

Al verlas desnudas frente a mí… Traté de no mirar, pero su línea ascendente me raptó. Subí sobre ellas hasta tu pantaleta, blanca, un blanco especial, que habla de ropa tendida al sol.

Al verlas en mi sueño… Las toqué con la mirada, suaves, lisas, libres. Y se me estremeció el cuerpo.

Al verlas a cada vez que cierro mi mente al mundo.

 

Desorden-desmadre en mi vientre. Desorden-desmadre en mis sueños. Desorden-desmadre. Desorden-desmadre. Desorden-desmadre.

Tú. Tú. Tú.

Tus piernas…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Désordre

Désordre

 

Ce matin j’ai rangé ce qu’il y avait sur ma table de nuit.

Fini les élastiques, bandeaux, médicaments, papiers, mètre de couturière, bandes, pinces, peigne…

J’ai laissé ce qui est important. Le réveil que j’aime pour son tic-tac nocturne, la petite boite en Talavera y ma peluche préférée.

Et puis j’ai pensé à toi.

 

À quand tu m’as dit que le désordre-bordel t’étouffe.

Et après, j’ai encore pensé à toi.

À la dernière fois que je t’ai vue.

À tes jambes.

 

Quand est-ce que j’en ai eu le plus envie ?

Quand je les ais aperçues sous ta jupe… Tu marchais entre les herbes et les fleurs frémissantes. Ton mollet un peu marqué, juste comme ça, l’air de rien.

Quand je les ai vues, nues devant moi… J’ai essayé de ne pas regarder, mais leur ligne ascendante m’a emportée. Je suis remontée sur elles jusqu’à ta petite culotte, blanche, d’un blanc spécial, qui parle de linge séché au soleil.

Quand je les vois dans mon sommeil… Je les touche du regard, douces, lisses, libres. Et mon corps tressaille.

Quand je les vois à chaque fois que je ferme ma pensée au monde.

 

Désordre-bordel dans mon ventre. Désordre-bordel dans mes rêves. Désordre-bordel. Désordre-bordel. Désordre-bordel.

Toi. Toi. Toi.

Tes jambes…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

 

Hace calor

La vida se canta dice Dassin

La vida se llora canta el hombre

En el jardín, el árbol que florece cuando quiere, como puede, está enfermo.

Los jardineros lo rodean, preocupados, alzan la vista, entrecierran los ojos, callan.

La vida se canta dice Joe la vida se llora canta el hombre

 

Los jardineros no pueden más.

Corre el sudor por su espalda, por su rostro, por sus ojos.

El árbol no puede más tampoco, o también, no se sabe.

El cielo cambia de colores, azul, gris, negro, verde, rosa a veces.

La lluvia ahoga

El sol quema

El aire escasea

 

La vida se canta dice Dassin la vida se llora canta el hombre

Y los jardineros sólo sienten ganas de sentarse, ahí en la tierra, al pie de aquel árbol

tan hermoso

tan alto

 

 

 

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

 

Il fait chaud

Il pleut

La vie se chante dit Dassin

La vie se pleure chante-t-il

Dans le jardin, l’arbre qui fleurit quand il veut, comme il peut, est malade.

Les jardiniers tournent autour, inquiets, lèvent la tête, plissent les yeux, ne causent plus.

La vie se chante dit Joe la vie se pleure chante-t-il

 

Les jardiniers n’en peuvent plus.

La sueur coule le long de leur échine, de leur visage, autour de leurs yeux.

L’arbre n’en peut plus lui non plus, ou lui aussi, on ne sait pas.

Le ciel change de couleurs, bleu, gris, noir, vert, rose parfois.

La pluie noie

Le soleil brûle

L’air manque

 

La vie se chante dit Dassin la vie se pleure chante-t-il

Et les jardiniers ont juste envie de s’asseoir, là dans la terre, au pied de cet arbre

si beau

si grand

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Hay noches en las que llueve demasiado.

Luego días en el sol quema.

Y luego el aire respirado.

Entonces, por la mañana, cuando abro mis cortinas, siempre se me aloca tantito el corazón.

¿Seguirá allí mi jardín? ¿Vivo?

Hoy por la mañana, dos flores venidas de otro lado me sonrieron.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Il y a des nuits où il pleut trop.

Puis des jours où le soleil brûle.

Puis l’air respiré.

Alors, le matin, quand j’ouvre mes rideaux, j’ai toujours un peu le cœur battant.

Mon jardin sera-t-il encore là ? Vivant ?

Ce matin, deux fleurs venues d’ailleurs m’ont souri.

Publié dans Uncategorized | 1 commentaire

Mens et corpore

Mens et corpore

Toute seule devant mon miroir, je rigole doucement.

Il fait chaud ces jours-ci et j’ai profité ce matin de ce que je ne verrais personne, ou plutôt de ce que personne en me verra, pour m’habiller léger, décontractée et souple.

Robe courte, ample, à bretelles. Trois boutons.

Tis carreaux.

Pas de soutif, libre, libre.

Culotte quand même because.

Sandales pour la cuisine sinon pieds nus.

 

Et donc devant le miroir je rigole.

Le ventre qui dégringole, c’est ok, la robe cache.

Les bras qui coulent, belles saucisses bien ficelées, c’est ok aussi, si je regarde droit dans mes yeux, pas ailleurs.

Mais les seins… Non seulement y dégringolent et fuient sous l’élastique de la dite robe ample et légère, mais z’encore y débordent sous les aisselles, genre on verra qui arrive le premier au milieu du dos.

C’qui fait que si c’est vrai cette histoire de mens sana in corpore sano, pour moi c’est plutôt mens débordante in corpore débordé.

Publié dans Uncategorized | 1 commentaire

Mens et corpore

 

Mens et corpore

 

Solita frente al espejo, río de a poquitos.

Ha estado haciendo calor y aproveché esta mañana que no iba a ver a nadie, o mejor dicho que nadie me iba a ver, para vestirme ligero, relajada y a gusto.

Vestido corto, amplio, de tirantitos.

Puros cuadritos. Tres botones.

Nada de bra, libre, libre.

Calzón sí, no vaya a ser.

Chanclitas pa’ la cocina, si no descalza.

 

Y entonces frente al espejo, me río.

La panza caída, todo bien, el vestido la esconde.

Los brazos desparramados, cual chorizos bien amarrados, todo bien también, si me concentro en verme a los ojos, sin desviar la mirada pa’ otro lado.

Pero los senos… No nada más se escurren y huyen bajo el elástico de dicho vestido amplio y ligero, pero además desbordan bajo las axilas, onda a ver quién llega primero a la mitad de la espalda.

Lo cual significa que si eso de mens sana in corpore sano es cierto, tons yo califico para mens desbordante in corpore desbordado.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire