Le matin

Le matin

 

Quand j’ouvre ta porte le matin, je respire son atmosphère.

La chaleur me rassure, ton odeur de fauve me remplit de bonheur.

Puis je m’approche, tends la main, guette ton souffle.

Parfois il est imperceptible, la peau que je touche est froide.

Avant de te parler, je cherche à sentir le battement de ton cœur.

Est-ce parce que ton corps est si grand, si massif, mais je ne le trouve jamais.

Je tire la couverture, la peau est chaude dessous. Je retouche l’épaule, elle est glacée.

La peur ne monte pas, elle envahissait déjà tout mon moi.

C’est la peur aux ventre, pire, aux entrailles, c’est la peur jusqu’au bout des ongles, dans mon cœur à moi qui ne sait plus s’il bat ou s’il galope. C’est la peur immonde, bestiale, qui ravage tout sur son passage.

Puis j’arrive à parler, ma puce, c’est l’heure du médicament, Puce, réveille-toi.

Souvent, oh si souvent, tu ne réponds pas, tu ne bouges pas. Il faut parler encore, plus fort, te tirer le bras, si lourd pour moi.

Et tu ouvres les yeux, tu parles, tu protestes d’ailleurs.

Ce matin, tu es vivant.

La peur aussi.

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s