On s’énerve?

 

couverture découpée

 

Énervée.

Vachement énervée avec Sepia Ediciones, ceux qui viennent de publier “Días  de sol- Les jours heureux », mon livre le plus récent.

J’avais réussi à me remettre de l’année et neuf mois attendus pour l’avoir, alors que j’ai payé (parce qu’on paye, oui) depuis le jour Un. Je n’ai réussi à avoir les livres que quand j’ai commencé les démarches pour une plainte officielle.

J’avais tu en public le fait qu’il y a une erreur monumentale à chacune des pages du premier lot, (je ne les ai pas encore tous, eh oui).

Il manque d’ailleurs, dans ce même lot, une page, dans chaque exemplaire. Je n’ai rien dit, je ne sais pas pourquoi.

Je continue à me concentrer sur ma respiration parce qu’il manque encore une partie des livres, malgré les promesses. Pour tout dire, je n’ai pas encore tous les exemplaires du livre publié avec eux en 2014.

Quand je vois la couverture de plusieurs, de très nombreux livres, déchirée, je me dis qu’on peut le voir comme des pièces uniques, qu’il faut rester positive.

Mais il y a des choses inadmissibles.

L’éditeur a pris la liberté de modifier le texte sans me consulter. Il a supprimé tous les espaces entre les paragraphes, tout est écrit « en continu ».

Les personnes qui me liront vont penser que c’est moi qui ai écrit comme ça.

C’est inacceptable. Inacceptable.

 

Je me sens flouée.

Déçue.

Lorsque j’ai honoré de ma confiance une personne qui ne la mérite pas, mes mots ont été perdus.

Ceux qui écrivent et ceux qui n’écrivent pas, vous savez combien de temps nous passons à méditer sur une virgule, un point. Combien de fois nous cherchons le mot exact et combien de fois c’est au milieu de la nuit.

Les paragraphes, c’est tout le rythme que nous choisissons de donner à chaque chapitre d’un roman.

Mon travail, la préparation de longs mois ont été mésestimés par la personne qui devait le plus en prendre soin, son éditeur.

J’ai dit que je suis énervée, alors que je devrais être furieuse.

Mais je n’en ai pas la force, ceux qui me connaissent savent pourquoi.

Il a fallu des mois, des années pour que soient publiés mes mots, l’histoire d’une femme courageuse, celle de tant de gens que j’aime.

Deux personnes pour qui ce livre aurait pu être important sont mortes avant de le voir publié, et l’éditeur savait depuis le début que nous étions pressés.

Et il se trouve alors que ce qui est publié sous mon nom, n’est pas ce que j’ai écrit. Pas comme je l’ai écrit en tous cas…

 

On croirait une tragédie.

Et ça l’est.

Pas grecque, mais bien franco-mexicaine-bretonne.

Je devrais être dégoutée, mais je suis fatiguée.

Je devrais avoir le cœur, les tripes dans tous les sens, mais je suis fatiguée.

Fatiguée de me faire avoir.

Fatiguée de tant d’hypocrisie, de tant de promesses, de tant de faux sourires.

Alors j’écris. Pour changer.

Pour dénoncer, pour pas changer.

Pour  me faire entendre, mais cette fois-ci c’est pour moi.

Et pour ceux qui cherchent à publier. Avec Sepia ? C’est pas une bonne idée.

 

 

 

 

 

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2 commentaires pour On s’énerve?

  1. Oui, il y a de quoi être désolée, énervée, affligée, découragée!mais tu réagis avec courage, ne te laisse pas faire!

  2. Gwenn-Aelle dit :

    J’essaie de réagir avec sobriété, mais en effet de ne pas laisser passer.

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