Écrire ensemble chacune de son côté

Ces textes sont écrits à deux têtes, quatre mains, mais chacun de son côté. Ça fait du monde !

Après une conversation avec une amie nous avons eu envie, toutes les deux d’écrire. Et voilà ce que donnent deux têtes inclinées sur la même conversation.

 

 

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À la place de l’autre

 

Il y a quelques jours, j’ai eu une conversation avec une amie, une de celles  qui commencent sur un petit rien puis qui, au bout d’un moment, prennent de l’importance.

Tout à coup, nous nous trouvées à parler de la vie en couple et des disputes quotidiennes (rires), de nos stratégies pour ne pas oublier combien nous aimons.

Sur ce que peut être apprendre et s’apprendre dans l’autre et ses manies, pour les nôtres nous avons été un peu plus indulgentes (Tiens) et d’ailleurs, comment ne pas l’être si c’était nous qui écrivions sur le chat.

De comment nous pouvons apprécier certains petits détails de principes (dans toute relation) et comment au long des années, je ne sais pourquoi, ces mêmes détails nous dérangent, comment nous savons quand même faire preuve de tolérance et comment cet exercice de tolérance  ne doit en aucun cas être signe d’un effort juste poursuivi  pour ne pas blesser ceux que nous aimons.

De cette permanente négociation que finit par être le mariage, être père, être ami, être couple, être frère et être famille.

De l’importance d’être encore et toujours toi, malgré les années qui passent et de ce que la contrepartie soit encore et toujours lui (elle), tout en respectant nos espaces vitaux.

De la chance que nous avons de dire et faire ce que nous pensons, ce que nous aimons, au-delà de toute censure, au-delà de toute erreur.

Du courage d’un  témoin et d’un maritout quand ils acceptent  toutes ces étrangetés, elles font partie du paquet-artiste et leurs oranges et demi le sont.

De tout le bien qui se ferait, si nous partagions tout ceci avec les jeunes.

De la certitude que nous avons que personne ne se trouve à la place de l’autre et que même si nous lancions un avertissement… peu de souffrance serait évitée.

J’adore ces causettes d’amies, le clavier semble tout à coup prendre la parole et je peux entendre son rire, contrairement à ce que l’on pense la technologie a le pouvoir de rapprocher les personnes et je suis heureuse qu’il en soit ainsi, parce que nous avons partagé un café, les souvenirs, les réflexions ; mais surtout l’affection et ces mots d’encouragement qui nous sont parfois si nécessaires. Avec  l’embrassade attendue et le « à demain ».

Une conversation sur chat est-elle donc  précieuse ?

Moi, je pense que oui !

 

Tizzia Holwin

 

On leur dit ou on se tait?

On papotait hier  une monamie et moi sur les disputes intestines interdomestiques auxquelles nous avons parfois (!) été mêlées.

Et nous avons découvert, à moitié parce que franchement on s’en doutait déjà un peu, que nous ne cessons jamais d’apprendre, de retourner, de désapprendre, régurgiter et cracher toute la vie, tous les maudits jours et puis les beaux avec, et plus encore si cette vie et ces jours-là se partagent en couple.

Si on le fait bien sûr, because y’a toujours la possibilité véridique et manifeste de refuser catégoriquement d’essayer  et alors, au lieu de monter jusques z’aux cieux on dégringole bien bas, on rapetisse, on se méprise et on méprise, on se perd et on disparaît. Le couple n’est plus qu’un mur et chacun mène tout seul son char d’assaut et prétend qu’il est heureux…

Alors entre jacasseries et rires, entre philosophie à deux sous et réelle souffrance, nous avons parlé de l’énorme tâche qui nous tombe dessus quand nous décidons d’ouvrir la porte avec la même clé, nous le couple, pas nous  la monamie et moi, elle vit là-bas, je vis ici, et c’est sans doute pour ça que nous ressemblons parfois à deux commères se rencontrant la place de l’église.

Et comme il n’y avait pas grand-chose à dire, parfois les mots ne représentent rien, ni la vérité ni le mensonge ni les eaux d’égout, l’image des jeunes, ou novices, après tout y’en a des masses qui attendent que le temps s’enfuie pour décider de dire oui ou nan, ze veux pas, a surgi entre nous. Et la question sans réponse claire, d’où le bien –fondé de certaines questions, a été posée : devions- nous, ou pas, les prévenir, conseiller, abriter sous nos amples cœurs de presque vieilles matrones expérimentées…

Il y a très longtemps, soyons un peu sérieux un moment, j’ai reproché à une autre monamie, sœur de mon âme, de fêtes et de chuchotements, de ne pas m’avoir avertie quant à avoir des enfants, sur l’intensité qui en découle, autant pour la part la plus belle que pour la plus obscure. Elle me dit, plus sage que moi, ou déjà découragée, qui le saura, que je n’en aurais absolument rien cru, que l’expérience de l’un ne sert à rien à l’autre, et qu’elle n’avait vu aucune raison  de se forcer à me forcer à finalement ne rien écouter…

Et tout à coup, voilà  cette monamie d’hier qui me balance, en pleine figure, en plein cœur, en pleines tripes, que de toutes façons nul ne vit ce qu’un autre vit, ce qui est vrai et bon, j’aurais l’air fin si les chocolats qu’avale mon voisin d’en face venaient ensuite s’installer sur mes hanches à moi.

Et donc jeunots en question, novices, et vous qui z’êtes en chômage de couple… Je n’ai plus qu’à vous dire, du haut de ma sagesse de presque grande, je vous dis donc… que j’vous souhaite bien du courage.

 

Gwenn-Aëlle Folange

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