Quand c’est un petit garçon

Quand c’est un petit garçon

Quand c’est un  petit garçon qui meurt, un tout petit, un de ceux qui trébuchent encore quand ils courent, de ceux qui ont besoin d’un gros câlin le soir, et d’un sourire avec leur lait, quand c’est un enfant comme lui qui meurt, il n’a ni peur ni douleur.

Il arrive en pleine lumière comme s’il débarquait sur la plage. Il regarde autour de lui, émerveillé, et tend ses petits bras vers ceux qui l’accueillent.

Oui, c’est sûr, les visages sont nouveaux, mais  il est entouré d’anges et de perles, de musique et de chocolat.

C’est ainsi.

Des bras le portent, et c’est bien, il reconnaît la douceur des bras de sa maman, l’odeur de son papa et entend même, mêlé de bruits d’eau et de grelots, le rire de sa sœur.

C’est ainsi.

Il n’a pas peur, il sait que, d’une certaine  manière, qu’il est rentré chez lui.

Il est resté si peu de temps au loin que son âme reconnaît de suite les sentiers qui lui plaisaient, la lumière qui le guidait.

Il est bien là. Sans peur, sans douleur. Bercé par d’autres bras, oui, mais bercé.

Quand c’est un tout petit garçon qui meurt, il n’a ni peur ni douleur.

 

PS : Pour Bartolomé

 « Vu » ce matin.

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