My bedroom

 

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 Part of a saga in a writers group: bedrooms
In English (Thanks San!)

My bedroom

I always say “my room” even if I share it with my husband, the “our” disappears.

It should be a sanctuary, but it’s more like a prison. When I can’t stand up, I stay there, with the lamp I made for reading. But I do not read. With the pictures that accompany me for my dreams. But I do not dream. The window is useless, it opens on a wall, and since I’m lying, I can´t lean out to see down, to the garden, to life.

I should be my sanctuary, mine alone… It’s a bed, yes, and a place where I keep clothes and shoes, rings and bracelets.

On that bed, I made a sculpture, once when I had to lay for two months.

At the end, it’s a prison that breathes. An open prison where people come and go, and where I watch.

 

 

In French

 

Ma chambre

Je dis toujours « ma chambre » alors que je la partage avec mon mari, le “notre” disparaît.

Ce devrait être un refuge, mais c’est souvent une prison. Les jours où je ne peux pas me lever, je reste là, avec la lampe de chevet que je me suis faite pour lire. Mais je ne lis pas. Avec les photos dont je m’entoure, pour rêver. Mais je ne rêve pas. La fenêtre ne sert à rien, elle donne sur un mur, et comme je suis couchée, je ne peux pas m’y pencher pour regarder en bas, le jardin, la vie.

Ce devrait être mon refuge, mon à moi juste  à moi… C’est un lit, oui, un endroit aussi, où je range vêtements et chaussures, bagues et bracelets.

Sur ce lit, j’ai déjà fait une sculpture, un jour où je suis restée couchée deux mois.

C’est une prison qui vit finalement. Une prison ouverte où les uns vont et viennent, et où moi, je regarde.

 

 

In Spanish

 

Mi cuarto

Siempre digo “mi cuarto” aunque lo comparta con mi esposo, el « nuestro » desaparece.

Debería de ser un refugio, pero es más una cárcel. Los días en que no me puedo levantar, me quedo ahí, con la lámpara que me hice para leer. Pero no leo. Con las fotos que me acompañan para soñar. Pero no sueño. La ventana no sirve de nada, se abre sobre una pared, y como estoy acostada, no me puedo asomar para mirar abajo, al jardín, a la vida.

Debería de ser mi refugio, mi sólo mío de mí… Es una cama, sí, un lugar también, en dónde guardo ropa y zapatos, anillos y pulseras.

Sobre esa cama, ya hice una escultura, un día en que me quedé acostada dos meses.

Finalmente, es una cárcel que vive. Una cárcel abierta en la cual unos van y vienen, y en donde yo, los miro.

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