Aimer si fort

Publicado el 11 mayo, 2010

Aimersi fort 

Je pense à mon père et puis je pense à vous.

Et je recommence… Encore et encore.

Je vous vois et je le vois : mon père et puis vous.

Du plus profond de moi viennent les réponses.

Je vous aime, si fort. J’attends avec tellement de joie profonde de vous voir encore grandir. A vous suivre, je me sens devenir chaque jour plus forte.

J’aime chacun de vous pour ce qu’il est. J’aime chacun de vos sourires, de vos regards. Vos colères même me font vibrer. Je croyais que je vous aimais chacun d’une manière très différente : l’une pour ses câlins, ses rires et ses larmes, l’autre pour ses rêves et son enthousiasme et le troisième pour sa vision, son courage et sa ténacité.

Et finalement, en pensant à mon père, et en pensant à vous, je vois que je vous aime tous les trois de la même manière : pour ce que vous êtes.

Souvent, je me suis voulue sans enfants, libre. Et à chaque fois que je désespérais, l’évidence s’est imposée : je ne pourrais être moi si vous étiez absents.

 Alors… Quand je me sens si vilainement jalouse, quand je réclame si fort, je me sens presque coupable.

Aujourd’hui encore, je demande à mon père de me donner quelque chose que je ne vous ai pas donné, que je ne vous donnerai jamais.

 J’aurais voulu, papa, être la plus aimée…

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2 commentaires pour Aimer si fort

  1. Gwenn-Aelle dit :

    Isabelle dice:
    17 mayo, 2010 en 13:04
    « je vous aime tous les trois de la même manière : pour ce que vous êtes. »Oh Gwenn-Aelle, que j’aurais aimé être l’auteur de ces mots !Oh que ce que tu écris sonne juste dans mon coeur !Dans tes mots, il suffit que je remplace ton père par ma mère et s’ouvre en moi le gouffre insondable de l’amour qu’on a pas reçupas comme on aurait voulu, pas comme on a espéré, attendu … et trainé toutes ces années cette douleur indiscible. jusqu’au moment ou l’on sait n sait qu’ils ont fait ce qu’ils ont pu, ce n’étaient pas des surhommes, nos attentes les dépassaient … Il n’y a même pas de pardon, puisqu’il n’y a pas de faute C’est à nous, enfants de nos parents, de faire le chemin : il faut accepter que c’est comme ça, et il faut vivre avec.Parce que on ne peut pas réécrire notre histoire, le passé est révolu.Mais nos enfants ne sont ils pas là pour nous offrir une page blanche, pour que nous puissions écrire l’avenir ?un avenir différentun avenir ou les enfants auront entendu des mots d’amour, assez souvent pour ne jamais douter de la valeur qu’ils ont.je t’embrasseLaziza

  2. Gwenn-Aelle dit :

    gwennaelle dice:
    22 mayo, 2010 en 10:55
    tu vois…je me dis que ce que j’ai appris grace a mon pere c’est a faire different pour mes enfants…leur parler, repondre a leurs questions et leur dire en mots et en actions que je les aime. papa ne nous l’a dit qu’en actions…ce qui est enorme. beaucoup n’ont pas ce que j’ai…mais on veut toujours plus hein..?mes enfants? je veux aller vers eux au lieu de les attendre.et papa?… je t’aime.

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