Corre

Corre

Corre

Tiene prisa

Frente a ella el tiempo la elude

Pierde el aliento pero sigue corriendo

Toda su vida respetó la mesura, las convenciones, haciéndose notar sólo de vez en cuando, en horas fijadas. Toda su vida esperó su turno, paciente, tranquila, serena.

Pero hoy corre.

 

Se siente desequilibrada, intenta en vano recobrar su aliento.

La mano amorosa que se tendió no supo más que acariciarla, algo así como se acaricia la mano de la gente que va a morir, como ponerles bálsamo en los labios.

Corre sin mirar atrás, sin volver a vivir nada, sin respirar casi.

El frío, la humedad, el abandono la vencieron.

Llenó su parte del contrato, siempre, cada minuto de su tiempo fue consagrado a los demás.

Pero el terrible laberinto que se le ha vuelto el tiempo la obliga a correr, los latidos de su corazón suenan sin ritmo, su eco no despierta más que recuerdos.

 

Se muere.

 

 

Por más que le unté aceite de linaza por todo el cuerpo, que puse el péndulo en su lugar, que intenté equilibrarlo, nuestro reloj de pared, el del comedor, el que sonaba las horas en medio de las largas noches, murió.

 

Fue aventado por un extraño a un garaje frío, en el que rezuma agua por todos lados.

Castigado durante años.

Y es demasiado tarde.

 

Lo detuve, sus tictacs desordenados me dolían demasiado.

Está muerto.

Y descansa en el comedor.

 

 

 

 

 

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Elle court

 

Elle court

Elle court

Elle est pressée

Devant elle le temps s’enfuit

Elle s’essouffle mais court encore

Toute sa vie elle a respecté la mesure, les convenances, ne se faisant remarquer de que temps en temps, à heure fixe. Toute sa vie elle a attendu son tour, patiente, tranquille, sereine.

Mais là elle court.

 

Elle se sent déséquilibrée et tente en vain de reprendre son souffle.

La main aimante qui s’est tendue n’a su que la caresser, un peu comme on caresse la main des gens qui vont mourir, comme on leur met du baume sur les lèvres.

Elle court sans regarder en arrière, sans rien revivre, sans respirer presque.

Le froid, l’humidité, l’abandon ont eu raison d’elle.

Elle a pourtant rempli sa part du contrat, toujours, chaque minute de son temps a été consacrée aux autres.

Mais ce terrible labyrinthe que lui est devenu le temps l’oblige à se presser, les battements de son cœur résonnent sans rythme, leur écho ne réveille que les souvenirs.

 

Elle meurt.

 

J’ai eu beau lui passer de l’huile de lin sur tout le corps, remettre son balancier en place, essayer de l’équilibrer, notre horloge, celle de la salle à manger, celle qui sonnait les heures au milieu des longues nuits, est morte.

 

Elle a été balancée par un étranger dans un garage froid, où l’eau suinte de partout.

Punie pendant des années.

Et c’est trop tard.

 

Je l’ai arrêtée, ses tic-tacs désordonnés me faisaient trop mal.

Elle est morte.

Et repose dans la salle à manger.

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Debout

 

Debout

 

Ma vie a changé dernièrement.

D’une manière qui ne se voit pas, mais que je ressens à tout moment.

J’apprends à vivre, j’apprends à avoir confiance.

 

Avec de l’aide. Parce que le faire n’est pas dans ma manière d’être, même si c’est sans doute quelque part  en moi, puisque j’y arrive.

 

Je me sens plus légère, je marche plus, le dos droit. Je souris plus. Je continue à ne pas comprendre les maths, mais  ça ne me gêne plus autant. J’ai recommencé à peindre, à créer. À faire l’amour avec entrain, à embrasser ceux que je rencontre et à me coiffer comme j’en ai foutrement envie.

Et j’ai surtout recommencé à « parler avec quelqu’un ».

Tu sais que je suis différente. Que mes rêves sont spéciaux, c’est le moins que l’on puisse dire. Qu’autour de moi flottent des ondes celtes, vikingues et qu’elles m’emmènent parfois danser avec elles. Que dans mes visions, il n’y a ni arcs-en-ciel ni unicornes.

 

J’ai cessé d’avoir confiance en moi, il y a des dizaines d’années. De croire en moi, à moins que, ça, je ne l’ai jamais fait.

 

Et tout à coup, on me démontre que je suis intelligente. On m’invite à sortir de mon armure. On me donne la main pour le faire, sans me pousser, genre cerf-volant tu sais, quand tu voles mais ne te perds pas.

Et on me montre comment communiquer avec « ça », de nouveau. Je ne le faisais plus depuis la mort de ma nièce. Je ne pouvais pas.

 

« Ça ». Je n’ai pas de nom pour « ça ».

J’ai en moi ces barrières que j’ai toujours eues, pour quelque raison que ce soit : peurs, manque de cette confiance dont je te parle, féminisme, antireligionisme, et plus…

 

Ça, toi tu l’appelles Dieu. Ou Ange. Ou Énergie. Ou Vierge, Saint, Pierre magique. Coïncidence, Destin, Vie.

 

C’est un Quelque Chose qui est en moi et autour de moi. C’est en plus, « mon Quelque Chose à moi», profondément personnel.

C’est ce que cherche tout enfant depuis qu’il naît, cette protection dont nous avons tant besoin pour pouvoir dormir et nous reposer, pour sourire au réveil et pour accepter la mort des rêves, des parents et des petits enfants.

 

Je ne te parle pas d’épiphanie.

La mienne je l’ai eue il y a quelques années en dansant à une fête et elle n’a définitivement rien à voir avec « ça ».

Je ne te parle pas de croyance.

Moi je ne crois pas, je me renseigne, j’analyse et ensuite je sais.

Je ne te parle pas non plus de révélation.

Cette présence je la connais depuis avant ma naissance, c’est juste qu’aujourd’hui, je me permets d’être, avec elle.

 

Enfant, j’ai cessé de la rechercher, parce qu’à un moment donné, j’ai senti que je la méritais pas.

Et aujourd’hui, je réussis à grandir comme je veux, pas comme il se doit.

 

Et non, ceci n’est pas un « Regarde-moi, lis ce que j’écris, je suis géniale ».

C’est une manière de m’inviter à continuer, debout. Une manière de remercier aussi.

 

Je me sens accompagnée, vue, écoutée. Je ne suis pas seule. En plus de moi, j’ai « ça ».

 

 

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De pie

 

De pie

 

Mi vida ha cambiado estos últimos meses.

De una manera que no se ve, pero que yo siento en cada momento.

Estoy aprendiendo a vivir, aprendiendo a confiar.

 

Con ayuda. Porque hacer eso no está en mi manera de ser, aunque sí tal vez en mí de alguna forma porque lo estoy logrando.

 

Me siento más ligera, camino más, con la espalda derecha. Sonrío más. Sigo sin entender las matemáticas, pero ya no me importa tanto. He vuelto a pintar, a crear. A hacer el amor con ganas, a besar a quien se me ponga enfrente y a peinarme como se me hincha la regalada gana.

Y sobre todo he vuelto a “hablar con alguien”.

Sabes que soy diferente. Que mis sueños son especiales, es lo menos que se puede decir. Que alrededor de mí flotan ondas celtas, vikingas y que a veces me llevan a danzar con ellas. Que en mis visiones no hay ni  arcoíris ni  unicornios.

Dejé de confiar en mí, hace décadas. De creer en mí, o eso tal vez nunca lo hice.

 

Y de repente, me prueban que soy inteligente. Me animan a salir de mi armadura. Me dan la mano para hacerlo. Sin empujarme, algo así como un papalote, vuelas pero no te pierdes.

Y me enseñan a comunicar con “eso”, otra vez. No lo hacía desde la muerte de mi sobrina. No podía.

“Eso”. No tengo nombre para “eso”.

Tengo en mí esas barreras que siempre he tenido, por la razón que sea: miedos, falta de esa confianza que te digo, feminismo, antireligionismo, y más…

A eso, tú le dices Dios. O Ángel. O Energía. O Virgen, Santo, Piedra mágica. Casualidad, Destino, Vida.

Es un Algo que está en mí y alrededor de mí. Es además, “mi Algo”, profundamente personal.

Es lo que busca cualquier niño desde que nace, esa protección que necesitamos para poder dormir y descansar, para sonreír al despertar y para aceptar la muerte de los sueños, de los padres, de los niños.

 

No te hablo de epifanía.

La mía sucedió hace unos años al bailar en una fiesta y definitivamente no tuvo que ver con “eso”.

No te hablo de creencia.

Yo no creo cosas, las investigo, las someto a análisis y luego las sé.

Tampoco te hablo de revelación.

Esa presencia la conozco desde antes de nacer, hoy sólo me permito ser, con ella.

 

Desde niña dejé de buscarla. Porque en algún momento, sentí que no me la merecía.

 

Y hoy, estoy logrando crecer como yo quiero, no como debe de ser.

 

Y no, no es un “Mírame, aquí estoy, lee lo que escribo, soy una piola”.

Es una manera de invitarme a seguir, de pie. Una manera de agradecer, también.

 

Me siento acompañada, vista, escuchada. No estoy sola. Además de mí, tengo a “eso”.

 

 

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Depuis toujours

Depuis toujours

 

Ils sont toujours deux, les autres ne comptent pas, ou si peu.

Ils sont deux depuis le début, depuis les eaux tièdes, depuis les rêvasseries nocturnes, depuis le premier sang.

Deux face à la fenêtre, face au monde.

Deux en silence, au milieu des commérages et des regards en coin.

Deux, toujours.

 

Ils sont toujours deux, même si le dos n’en peut plus de tant porter.

Ils sont toujours deux, même si les silences envahissent le faux-plafond des murs peins en blanc.

Ils sont deux jusqu’au bout, même si l’un d’eux l’ignore.

Ils sont deux jusqu’au bout, même si l’un des deux s’enfuit.

Deux, toujours.

 

Ils sont deux, dédoublés, perdus dans les miroirs de la vie quotidienne.

Ils sont deux, arrachés l’un à l’autre, perdus dans les voix bien intentionnées.

Ils sont deux, jusqu’au bout, même quand l’un deux se meurt.

Ils sont deux jusqu’au bout, même quand l’un des deux disparaît.

Deux, toujours.

 

Depuis le début, depuis les eaux tièdes, depuis les rêvasseries nocturnes, depuis le premier sang.

 

Depuis le premier gargouillement dans mon ventre.

Depuis le premier tout petit bout de tout petit pied aperçu.

Depuis le premier regard, vaguement étonné, le tien et le mien.

Deux toujours, un par un dans ma main, un par un à chaque instant.

Toi et moi, moi pour toi, toujours.

Même si je ne sais pas faire, même si je ne sais plus faire…

Deux, toujours, toi, tout petit, et moi, si petite aussi.

 

Depuis toujours, depuis les eaux tièdes, depuis les rêvasseries nocturnes, depuis le premier sang.

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Desde siempre

Desde siempre

 

Siempre son dos, los demás no importan, o tan poco.

Son dos desde el principio, desde las aguas tibias, desde la ensoñación nocturna, desde la primera sangre.

Dos frente a la ventana, frente al mundo.

Dos en silencio, en medio de las habladurías y de las miradas oblicuas.

Dos, siempre.

 

Siempre son dos, aunque la espalda duela de tanto cargar.

Siempre son dos, aunque los silencios pueblen el cielo raso de los cuartos de blanco pintados.

Son dos hasta el final, aun cuando uno de ellos lo ignora.

Son dos hasta el final, aun cuando uno de los dos huye.

Dos, siempre.

 

Son dos, desdoblados, perdidos entre los espejos de la vida diaria.

Son dos, arrancados el uno del otro, perdidos entre las voces bien intencionadas.

Son dos hasta el final, aun cuando uno de ellos desfallece.

Son dos hasta el final, aun cuando uno de los dos desaparece.

Dos, siempre.

 

Desde el principio, desde las aguas tibias, desde la ensoñación nocturna, desde la primera sangre.

 

Desde el primer borborigmo en mi vientre.

Desde el primer pedacitito de piececito a penas entrevisto.

Desde la primera mirada, algo sorprendida, la tuya y la mía.

Dos siempre, uno por uno en mi mano, uno por uno en cada instante.

Tú y yo, yo para ti, siempre.

Aunque no sepa qué hacer, aunque ya no sepa qué hacer…

Dos, siempre, tú, tan pequeño, y yo, tan pequeña también.

 

Desde siempre, desde las aguas tibias, desde la ensoñación nocturna, desde la primera sangre.

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Olvidar

Inspirado por una casita de tabiques perdida en medio de las demás, en la foto

 

Olvidar

 

Atorrada

Está atorrada

La que tan bella se creía por diferente

Condenada a respirar entre los ángulos de los demás, sus líneas rectas, sus vistas cuadradas

 

Sola

Está sola

La que se creía protegida de los demás

Condenada a mirar la luz de los demás, sus perfectos artificios, sus espacios medidos

 

Orgullosa

Está orgullosa

La que se cree única y fuerte

Absuelta en su búsqueda de libertades, de alegrías, de vidas

 

Feliz

Es feliz

La que se cree mascarón de proa

Absuelta en su búsqueda de vientos ligeros, de lloviznas, de espuma de mares

 

Atorrada

Inmóvil

Acorralada

 

Huye

Ha decidido no ver nada, no saber, no entender

Olvidarlo todo

 

Feliz

Juega a que es feliz

 

 

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Oublier

Inspiré par un petite maison en briques perdue au milieu des autres, sur la photo

 

Oublier

 

Coincée

Elle est coincée

Elle qui se croyait si belle dans sa différence

Condamnée à respirer entre les angles des autres, leurs lignes droites, leurs vues carrées

 

Seule

Elle est seule

Elle qui se croyait protégée des autres

Condamnée à regarder la lumière des autres, leurs apprêts parfaits, leurs espaces mesurés

 

Fière

Elle est fière

Elle qui se croit unique et forte

Acquittée dans sa recherche de libertés, de joies, de vies

 

Heureuse

Elle est heureuse

Elle qui se croit figure de proue

Acquittée dans sa recherche de vents légers, de bruines, d’embruns

 

Coincée

Immobile

Encerclée

 

Elle fuit

Elle a décidé de ne rien voir, rien savoir, rien comprendre

Tout oublier

 

Heureuse

Elle joue à être heureuse

 

 

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Coups de freins

Coups de freins

 

J’éteins la télé

La radio

Le portable

J’ai besoin de silence

De calme

On entend un pigeon, celui de toujours

Couroucou

Couroucou

Et le tic-tac de l’horloge

 

Et la voisine qui lave sa cour, folle d’énergie : tous les jours à six heures, quand elle se lève, à sept heures, quand elle part, à neuf heures quand elle revient et à dix heures quand elle se couche. Obsédée par sa brosse à crins solides, par son chlore, sa cour. Les weekends, c’est toutes les deux heures.

On entend le chien, chienchien d’un demi-kilo, son chien à elle. Il n’aboie pas, il pleurniche. Son aigu qui me transperce le crâne. Toute la journée, de sept heures le matin à neuf heures le soir, quand il est seul.

On entend les avions, toutes les vingt minutes depuis quatre heures le matin. Direction nord-ouest, sud.

On entend les camions, les bus, les voitures, le deuxième étage du périphérique nous offre, en prime, le Dolby cinéma direct chez nous, le bruit passe par-dessus les rues et les immeubles et nous envahit. Coups de freins et engueulades.

Le sifflet du flic, les coups de klaxon de l’école d’à côté, tous les jours de sept heures à sept heures et demie et de quatorze heures à quatorze heures trente. Coups de freins et engueulades.

Les cris de l’autre voisine, celles qui nous a envoyé nous faire foutre, plusieurs fois, putains d’étrangers… Celle-là n’a pas d’horaire, elle gueule quand elle entend la mouche qui ne peut pas rester dans la cour de l’autre voisine. Ou quand elle nous voit dans la rue.

On entend les alarmes du Service de parking d’à côté, des ambulances, des hélicoptères. Coups de freins et engueulades.

Le téléphone sonne, le fixe. Je ne réponds pas.

J’ai besoin de silence.

De m’éloigner de la schizophrénie extérieure.

De me concentrer sur mes voix pour les faire taire.

Un moment.

J’ai besoin de mer, la mienne, de crachin, le mien, et d’air salé, le mien.

De vent.

Couroucou, couroucou

Tic-tac, tic-tac

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Enfrenones

 

 

Enfrenones

 

Apago la tele

La radio

El celular

Necesito silencio

Calma

Se oye una paloma, la de todos los días.

Curucú

Curucú

Y el tic-tac del reloj

 

Y a la vecina lavando su patio, con furiosa energía: todos los días a la seis, cuando despierta, a las siete, cuando se va, a las nueve cuando regresa y a las diez cuando se acuesta. Obsesionada por su cepillo de cerdas duras, por su cloro, su patio. Los fines de semana es cada dos horas.

Se oye al perro, perrito faldero de medio kilo, de la misma vecina. No ladra, lloriquea. Sonido agudo que me traviesa la cabeza. Todo el día, de siete a nueve, cuando está solo.

Se oyen los aviones, cada veinte minutos desde las cuatro de la mañana. De noroeste a  sur.

Se oyen los camiones, los peseros, los coches, el segundo piso del periférico nos ha regalado el sonido Dolby directo a la casa, pasa el ruido por encima de calles y edificios y nos invade. Los enfrenones y las mentadas de madre.

El silbato del poli, los claxonazos de la escuela de al lado, diario de siete a siete y media por la mañana y de dos a tres por la tarde. Los enfrenones y las mentadas de madre.

Los gritos de la otra vecina, la que nos mandó a chingar a nuestra madre, varias veces, pinches extranjeros… Ésa no tiene horario, grita cuando vuela la mosca que no se pudo quedar en el patio de la otra vecina. O cuando nos ve en la calle.

Se oyen las alarmas de los coches del valet parking de al lado,  ambulancias,  helicópteros. Enfrenones y mentadas de madre.

Otro avión.

Suena el teléfono, el fijo. No contesto.

Necesito silencio.

Alejarme de la esquizofrenia exterior.

Concéntrame en mis voces para poderlas callar.

Un rato.

Necesito mar, el mío, y llovizna, la mía, y aire salado, el mío.

Viento.

Curucú, curucú

Tic-tac, tic-tac

 

 

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