Hace calor

La vida se canta dice Dassin

La vida se llora canta el hombre

En el jardín, el árbol que florece cuando quiere, como puede, está enfermo.

Los jardineros lo rodean, preocupados, alzan la vista, entrecierran los ojos, callan.

La vida se canta dice Joe la vida se llora canta el hombre

 

Los jardineros no pueden más.

Corre el sudor por su espalda, por su rostro, por sus ojos.

El árbol no puede más tampoco, o también, no se sabe.

El cielo cambia de colores, azul, gris, negro, verde, rosa a veces.

La lluvia ahoga

El sol quema

El aire escasea

 

La vida se canta dice Dassin la vida se llora canta el hombre

Y los jardineros sólo sienten ganas de sentarse, ahí en la tierra, al pie de aquel árbol

tan hermoso

tan alto

 

 

 

 

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Il fait chaud

Il pleut

La vie se chante dit Dassin

La vie se pleure chante-t-il

Dans le jardin, l’arbre qui fleurit quand il veut, comme il peut, est malade.

Les jardiniers tournent autour, inquiets, lèvent la tête, plissent les yeux, ne causent plus.

La vie se chante dit Joe la vie se pleure chante-t-il

 

Les jardiniers n’en peuvent plus.

La sueur coule le long de leur échine, de leur visage, autour de leurs yeux.

L’arbre n’en peut plus lui non plus, ou lui aussi, on ne sait pas.

Le ciel change de couleurs, bleu, gris, noir, vert, rose parfois.

La pluie noie

Le soleil brûle

L’air manque

 

La vie se chante dit Dassin la vie se pleure chante-t-il

Et les jardiniers ont juste envie de s’asseoir, là dans la terre, au pied de cet arbre

si beau

si grand

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Hay noches en las que llueve demasiado.

Luego días en el sol quema.

Y luego el aire respirado.

Entonces, por la mañana, cuando abro mis cortinas, siempre se me aloca tantito el corazón.

¿Seguirá allí mi jardín? ¿Vivo?

Hoy por la mañana, dos flores venidas de otro lado me sonrieron.

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Il y a des nuits où il pleut trop.

Puis des jours où le soleil brûle.

Puis l’air respiré.

Alors, le matin, quand j’ouvre mes rideaux, j’ai toujours un peu le cœur battant.

Mon jardin sera-t-il encore là ? Vivant ?

Ce matin, deux fleurs venues d’ailleurs m’ont souri.

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Mens et corpore

Mens et corpore

Toute seule devant mon miroir, je rigole doucement.

Il fait chaud ces jours-ci et j’ai profité ce matin de ce que je ne verrais personne, ou plutôt de ce que personne en me verra, pour m’habiller léger, décontractée et souple.

Robe courte, ample, à bretelles. Trois boutons.

Tis carreaux.

Pas de soutif, libre, libre.

Culotte quand même because.

Sandales pour la cuisine sinon pieds nus.

 

Et donc devant le miroir je rigole.

Le ventre qui dégringole, c’est ok, la robe cache.

Les bras qui coulent, belles saucisses bien ficelées, c’est ok aussi, si je regarde droit dans mes yeux, pas ailleurs.

Mais les seins… Non seulement y dégringolent et fuient sous l’élastique de la dite robe ample et légère, mais z’encore y débordent sous les aisselles, genre on verra qui arrive le premier au milieu du dos.

C’qui fait que si c’est vrai cette histoire de mens sana in corpore sano, pour moi c’est plutôt mens débordante in corpore débordé.

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Mens et corpore

 

Mens et corpore

 

Solita frente al espejo, río de a poquitos.

Ha estado haciendo calor y aproveché esta mañana que no iba a ver a nadie, o mejor dicho que nadie me iba a ver, para vestirme ligero, relajada y a gusto.

Vestido corto, amplio, de tirantitos.

Puros cuadritos. Tres botones.

Nada de bra, libre, libre.

Calzón sí, no vaya a ser.

Chanclitas pa’ la cocina, si no descalza.

 

Y entonces frente al espejo, me río.

La panza caída, todo bien, el vestido la esconde.

Los brazos desparramados, cual chorizos bien amarrados, todo bien también, si me concentro en verme a los ojos, sin desviar la mirada pa’ otro lado.

Pero los senos… No nada más se escurren y huyen bajo el elástico de dicho vestido amplio y ligero, pero además desbordan bajo las axilas, onda a ver quién llega primero a la mitad de la espalda.

Lo cual significa que si eso de mens sana in corpore sano es cierto, tons yo califico para mens desbordante in corpore desbordado.

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Ferme les yeux

Ferme les yeux

 

Assieds-toi

Voilà

Les mains ouvertes sur les genoux

Respire

Devant toi, le château de cartes que tu aimes

Celui qui tient par magie, aux cartes dépareillées, écornées d’avoir tant servi

 

Ferme les yeux

Souviens-toi

Respire

 

Le bruit léger qu’il fait en tombant

Garde les yeux fermés

Ne regarde pas

 

Les sons étouffés

Mouvement au ralenti

Douceur

 

Imagine son envol

Il ne tombe pas

Il voyage, voyage…

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Cierra los ojos

 

Cierra los ojos

 

 

Siéntate

Así

Manos abiertas sobre las rodillas

Respira

Frente a ti, el castillo de cartas que amas

El que por magia se sostiene, de cartas disparejas, maltratadas por tanto servir

 

Cierra los ojos

Recuerda

Respira

 

El  ruido ligero que hace al caer

Mantén los ojos cerrados

No mires

 

Los sonidos ahogados

Movimiento en cámara lenta

Calma

 

Imagínalo alzar el vuelo

No cae

Vuela, vuela…

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Cielo azul, brilla el sol.

Y sin embargo… Sin embargo el jardín ahora no hace más que sobrevivir.

Tiene demasiado calor, busca una brisa fresca. Le hace falta el aire, terriblemente.

O luego tiene demasiada sed, espera a diario las gotas de agua que no vienen más del cielo, sólo de una manguera chueca que se bloquea cada veinte centímetros.

Una planta, la que da flores amarillas, sabes, a las les digo narcisos por puro gusto, sufre todo el día, no se endereza más que de noche.

Los dos cactus siembran desorden: el primero florece, alimenta retoños, el otro se pudre, lentamente.

Los jardineros sin embargo se afanan, corren, transpiran.

Pero nada sirve.

Contemplan impotentes como se amarillenta lo verde de las hojas.

Y sin embargo… Sin embargo la higuera ahora regala higos.

Está chalada, siempre se ha sabido.

Entonces le damos chance que sus higos, los siga regalando.

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Le ciel est bleu, le soleil brille.

Et pourtant… Pourtant le jardin ne fait que survivre en ce moment.

Il a trop chaud, guette une brise fraîche. Il manque d’air, terriblement.

Ou encore il a trop soif, attend tous les jours les gouttes d’eau qui ne viennent plus du ciel, mais d’un tuyau d’arrosage tortillé qui se bloque tous les vingt centimètres.

Une plante, celle qui donne des fleurs jaunes tu sais, que j’appelle jonquilles pour le plaisir, souffre toute la journée, ne redresse la tête que la nuit.

Les deux cactus font un peu n’importe quoi : le premier fleurit, fait des petits, le deuxième crève, lentement.

Les jardiniers pourtant se démènent, courent, transpirent.

Mais rien n’y fait.

Ils contemplent impuissants le vert des feuilles jaunir.

Et pourtant… Pourtant le figuier fait des figues en ce moment.

Il est dingue, on l’a toujours su.

Alors on le laisse les faire, ses figues.

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